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Au Sahel, urgence rime avec prudence pour Paris

Ouest France 26/9/2012

Un accord est en vue entre le Mali, les pays de la région et les Nations unies pour reprendre militairement le nord du Mali. En attendant, l’opération française /Sabre/ monte en puissance. Discrètement.

 

La rhétorique ministérielle

La France soutient « un plan où il y aura à la fois des Maliens, des forces africaines voisines, et si cest nécessaire, dautres forces dappui », selon Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères. « La France nest pas en première ligne. Ce serait une faute parce que ce sont dabord les Africains qui doivent régler leurs affaires », a-t-il ajouté, hier matin, excluant la présence de toute troupe française au sol.

Toutefois, « si on doit faciliter les choses, on le fera ». Hier soir, devant l’assemblée générale de l’Onu, François Hollande s’est contenté de rappeler que le Sahel est une « urgence » et que « la France soutiendra les initiatives que prendront les Africains ».

Le déploiement sur le terrain

Prudence et discrétion. La montée en puissance du dispositif français (opération Sabre) est graduelle, la projection des moyens encore limitée. Mais l’agacement des états-majors français après des fuites sur le renforcement des moyens militaires – dont l’envoi de commandos marine lorientais – témoigne de la sensibilité du sujet.

Le Mali accueillera, probablement sur la base de Koulikoro, l’état-major et les éléments précurseurs de la Cédéao (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest). Leur mission devra être entérinée par l’Onu.

Le Burkina Faso constitue une base arrière. Depuis 2011, un contingent des forces spéciales françaises, doté d’une poignée d’hélicoptères, stationne dans le pays dirigé par Blaise Campaoré qui a joué les intermédiaires entre Bamako et Abidjan, siège de la présidence de la Cédéao. Deux avions de transport Transall français se sont posé, lundi soir, à Ouagadougou pour acheminer du matériel, peut-être des hélicoptères de typeGazelle.

Le Niger pourrait aussi servir de tremplin pour l’acheminement des forces de la Cédéao et pour le soutien logistique occidental dont vont bénéficier le contingent de la Cédéao et les troupes maliennes qui tenteront de reprendre les villes du Nord tombées aux mains des islamistes depuis juin. Des contingents togolais et nigériens stationnent déjà dans le nord, avec des formateurs français.

Au Tchad stationnent douze appareils français sur la base de N’Djamena. Ils assurent des missions de chasse et de reconnaissance (deux Mirage F1 CR, trois Mirage 2000D), de transport tactique (un Transall, un Hercules et quatre hélicoptères Puma) et un C125FR de ravitaillement en vol. Paris ne sera pas seul à jouer les « facilitateurs ». Le gouvernement belge, sous réserve d’une décision onusienne positive, a annoncé qu’il participera à la formation des contingents de la Cédéao et du Mali. Britanniques et Américains, qui ont renforcé leurs moyens en Crète, pourraient aussi contribuer au transport, à la logistique et au renseignement aéroporté.

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